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à la FDSEA

Agriculteur(trice), ancien(e),
je suis convaincu(e) que la Haute-Loire a besoin
d'une agriculture rémunératrice, variée, dynamique, novatrice,
et sur tout le territoire.

Je rejoins les rangs
de la FDSEA

 

FDSEA de la Haute-Loire
Immeuble Interconsulaire
16, Bld du Président Bertrand
B.P. 63
43002 LE PUY CEDEX
Tel : 04.71.02.60.44.
Fax : 04.71.02.89.90.
Email : fdsea43@reussir.tm.fr

SECTION PORCINE

 

AU NIVEAU NATIONAL

Etroite marge de manœuvre

Après 3 mois au plancher, le prix du porc a tenté une sortie par le haut en février. Mais l'embellie a été de courte durée, avec un sévère rappel de la cotation allemande qui dès la moitié du mois s'était déjà installée dans une stabilité circonspecte. En chute de 6 cts d'euros en dernière semaine de février, elle est quasiment revenue sur ses niveaux de janvier.

On peut s'interroger sur la pérennité de l'envolée du marché espagnol où le manque de porcs entraîne des achats en vif des abatteurs sur les marchés voisins.

Le marché de l'UE se partage donc entre le nord et le sud. L'un est conduit par l'Allemagne, qui prend aussi en compte les débouchés vers l'Est de l'Europe. L'autre est mené par la péninsule ibérique. La question du jour est de savoir où se situe la vérité du marché ? Les prochaines cotations le préciseront.

Le cheptel se stabilise dans l'UE

Dix neuf pays ont publié leurs enquêtes de cheptel de la fin 2009 (manquent à ce jour quelques pays, dont l'Espagne). Ils représentent deux tiers des effectifs porcins de l'UE à 27. Le nombre total de porc y est stable par rapport à celui de la même période de 2008. Le nombre de truies progresse de 0,6% en un an pour les 19 pays.

Mais les écarts sont grands. Des augmentations significatives sont notées au Danemark (+ 4% en un an pour le nombre de truies), aux Pays-Bas (+ 7%) et en Pologne (+ 6%, mais le point de départ de la fin 2008 était très bas). Elles compensent les réductions constatées dans les autres pays, dont la France où le nombre de porcs présents a baissé de presque 2% en un an, tandis que le troupeau reproducteur perd à nouveau un peu plus de 1%. A moins de 1,2 million de truies, la décapitalisation amorcée il y a 10 ans se poursuit. Mais l'augmentation concomitante de la productivité des troupeaux (prolificité des truies et gains structurels) a compensé les effets sur la production, comme dans tous les pays.

La baisse du nombre de porcs charcutiers de la fin 2009 en France confirme la fluidité actuelle des enlèvements au sortir des élevages.

L'évolution de la demande en ligne de mire

Les prévisions aujourd'hui disponibles conduisent à une légère hausse de la production porcine européenne pour le premier semestre 2010, relativement à la même période de 2009 (hausse au nord-ouest et baisse à l'est de l'UE). Dans l'état actuel, le scénario d'évolution des prix pour 2010 risque de se caler sur celui de 2009. La relance du marché du porc sera donc fonction du comportement de la demande. L'exportation bénéficie de la faiblesse de l'euro qui a perdu par rapport au dollar et par rapport à d'autres monnaies comme le... zloty. De ce fait, les exportations européennes ont été mieux orientées durant les 3 derniers mois. Mais la marge de manœuvre est étroite car les difficultés économiques générales plombent toujours la consommation qui s'oriente plus volontiers vers des morceaux à cuisiner, moins chers, tandis que de fortes réticences se font jour à chaque velléité de hausse. Quel que soit le niveau d'équilibre du marché (au cours actuel ou un peu en dessous), la période qui précède Pâques est en général peu favorable à la consommation de la viande de porc... On se dirigera ensuite vers l'été, synonyme d'une consommation un peu plus débridée, au sein de laquelle la viande de porc figure toujours en bonne position.

 

AU NIVEAU REGIONAL

 

Rétrospective 2009/2010 de la Section Régionale Porcine et de la Fédération Nationale Porcine

20 mars 2009 : Le Président de la FNP, Jean-Michel Serres était à Aubière pour débattre d'un problème majeur : le prix du cochon.

6 avril 2009 : Michel Barnier a annoncé un plan de soutien d'urgence de 33 millions d'euros pour venir en aide aux entreprises et aux éleveurs en difficulté de la filière porcine.

1er mai 2009 : Les porcs sont injustement accusés d'une grippe venue du Mexique.

22 mai 2009 : Christian Guy, Président de la Section Régionale Porcine, réclame des actions car le moral des éleveurs de porcs est au plus bas depuis plus de 2 ans.

20 juin 2009 : Jean-Michel Serres demande une cellule de crise dans le secteur porcin. Les difficultés des trésoreries, le programme de mise aux normes bien être, l'observation des marges et des prix sont au centre des préoccupations.

28 août 2009 : La Section Régionale Porcine demande qu'il y ait un prix différencié.

2 octobre 2009 : Le dossier IGP Auvergne semble stopper.

6 octobre 2009 : En pleine période de crise, les agriculteurs ont violemment refoulé le Ministre de l'Agriculture venu faire quelques annonces au Sommet de l'Elevage à Cournon.

16 octobre 2009 : Signe de détresse qui touche toutes les productions, les agriculteurs auvergnats se sont mobilisés en tracteurs à Clermont-Ferrand.

25 décembre 2009 : Les sections porcines du Grand Sud Est vont lancer des actions " pour une moralisation des marchés ".

1er janvier 2010 : La relance se fait attendre, les prix restent au plus bas. Les producteurs porcins demandent encore et toujours une meilleure répartition des marges.

19 février 2010 : A l'appel de la FRSEA Massif Central et des JA, les éleveurs se sont mobilisés dans le Puy de Dôme. La mobilisation des producteurs reste forte.

5 mars 2010 : La filière veut dynamiser la marque " Viande de Porc Française ".

Filière porcine Auvergne 2009 : constat et enjeux

Contexte National

La production porcine est en crise depuis  3 ans. La hausse des matières premières en 2008 et la crise économique provoquant le ralentissement des exportations ont précipité et maintenu la production dans une des crise les plus longue de son histoire. Et celle-ci n'est pas terminée.

Par ailleurs, les répartitions de la valeur ajoutée et des marges à l'intérieur de la filière sont soumises à une pression sans cesse plus forte des distributeurs qui entraîne une fragilisation des acteurs économiques de la  filière porcine.

Contexte Régional

L'Auvergne, zones à faible densité de production porcine, est particulièrement menacée.

Aux éléments conjoncturels s'ajoutent des handicaps structurels qui la rendent encore plus exposées à la crise. Les éléments observés sont particulièrement inquiétants et font craindre pour l'avenir proche et à long terme de la filière porcine Auvergnate.

Situation de la filière porcine Auvergnate

→  Le niveau de pertes accumulées par les éleveurs atteint un niveau insupportable :

  • perte 2007 naisseur engraisseur : 16,2 € par porc
  • perte 2008 naisseur engraisseur : 16,9 € par porc
  • perte 2009 naisseur engraisseur : 7 € par porc (estimation) 

Ces pertes entraînent un endettement alarmant des exploitations porcines ainsi qu'une décapitalisation qui se poursuit à un rythme accéléré. Pourtant l'élevage porcin Auvergnat favorise l'installation et le maintien d'actifs agricoles (exploitants ou salariés) dans notre zone où l'activité agricole joue un rôle irremplaçable dans la vitalité économique et humaine. Or les projets d'installation sont extrêmement peu nombreux. Liés à une tradition gastronomique ancestrale, les éleveurs de porcs Auvergnats se sont inscrits depuis longtemps dans les productions sous signes de qualité : IGP (en procédure d'agrément), démarches Label rouge, CCP,  filières sous la dénomination "montagne ". Aujourd'hui la valorisation obtenue par ces démarches  reste largement  insuffisante à combler le surcoût de charges.

→ La plupart des outils d'abattage des zones à faible densité sont multi-espèces et les abattages de porcins y représentent entre 40 et 70 % de l'activité. Beaucoup ont un besoin vital de l'activité porcine pour se maintenir.

Quels enjeux pour l'avenir ?

En matière d'emplois ruraux et d'économie, le recul de la filière porcine en Auvergne se  traduira par une baisse du nombre d'installations agricoles, une perte d'activité pour les abattoirs, une fragilisation croissante de la transformation et une perte d'effectifs salariés.

Le recul de la production risque à terme de réduire l'approvisionnement local des produits traditionnels de salaison d'Auvergne (mis à mal par la réglementation européenne sur l'origine de la matière première des IGP). Cela se traduira par une perte de typicité qui affectera la notoriété de ces produits et leur rôle dans l'aménagement du territoire.

La filière porcine Auvergnate approvisionne les grands centres de consommation du Centre et du Sud Est de la France. Sa perte de substance entraînerait un recours croissant à des porcs et des produits fabriqués dans les grandes zones de production européenne. Cela sera préjudiciable à la lutte contre le réchauffement climatique par une augmentation des transports de marchandises et par une augmentation des risques de pollution en raison de la concentration de la production dans les zones les plus intensives.

Quelles solutions à envisager ?

Ce constat appelle au moins trois niveaux d'intervention :

  • Une intervention urgente et massive des pouvoirs publics pour accompagner les exploitations porcines et les entreprises.
  • Des mesures structurelles de soutien des producteurs de zone à faible densité
  • Un plan de soutien à la modernisation et au développement commercial pour les unités de transformation qui valorisent la production de notre zone.

Quel avenir pour la filière porcine dans les zones à faible densité ?

La production porcine est en crise depuis plus de 2 ans. La hausse des matières premières en 2008 et la crise économique provoquant le ralentissement des exportations ont précipité et maintenu la production dans une des crise les plus longue de son histoire. Et celle-ci n'est pas terminée. Par ailleurs, les répartitions de la valeur ajoutée et des marges à l'intérieur de la filière sont soumises à une pression sans cesse plus forte des distributeurs qui entraîne une fragilisation des acteurs économiques du secteur. Les zones à faible densité de production porcine qui souffrent comme l'ensemble de la filière sont particulièrement menacées. Aux éléments conjoncturels s'ajoutent des handicaps structurels qui les rendent encore plus exposées à la crise. Les éléments observés sont particulièrement inquiétants et font craindre pour l'avenir proche et à long terme de la filière porcine dans ces zones.

Quelle est la situation de la filière porcine des zones à faible densité ?

  • Les dernières données recueillies par les organismes techniques et les structures interprofessionnelles sur l'élevage porcin en zone à faible densité font état de tendances alarmantes. Un phénomène de décapitalisation est en cours à un rythme accéléré. Les statistiques d'abattages de porcs issus de ces régions font état d'un fort recul en 2008 et 2009.
  • Pourtant l'élevage porcin des zones à faible densité favorise l'installation et le maintien d'actifs agricoles (exploitants ou salariés) dans des zones où l'activité agricole joue un rôle irremplaçable dans la vitalité économique et humaine. Or les projets d'installation sont extrêmement peu nombreux.
  • Liés à une tradition gastronomique ancestrale, les éleveurs de porcs de ces zones se sont inscrits depuis longtemps dans les productions sous signes de qualité : IGP (Bayonne), AOP ou IGP en procédure d'agrément (Rosette de Lyon, saucisse de Morteau, charcuteries de Lacaune, charcuteries de Savoie, charcuteries d'Auvergne), démarches Label rouge (porc fermier d'Auvergne, porc fermier du Sud Ouest, etc) et filières sous la dénomination " montagne ". Aujourd'hui la valorisation obtenue reste insuffisante à combler le surcoût de charges.
  • La plupart des outils d'abattage des zones à faible densité sont multi-espèces et les abattages de porcins y représentent entre 40 et 70 % de l'activité. Beaucoup ont un besoin vital de l'activité porcine pour se maintenir.

Quels enjeux pour l'avenir ?

  • En matière d'emplois ruraux et d'économie, le recul de la filière porcine dans ces zones se traduira par une baisse du nombre d'installations agricoles, une perte d'activité pour les abattoirs, une fragilisation croissante de la transformation et une perte d'effectifs salariés.
  • Le recul de la production risque à terme de réduire l'approvisionnement local des produits traditionnels de ces régions, mis à mal par la réglementation européenne sur l'origine de la matière première des IGP. Cela se traduira par une perte de typicité qui affectera la notoriété de ces produits et leur rôle dans l'aménagement du territoire.
  • La filière porcine des zones à faible densité approvisionne les grands centres de consommation du Sud et de l'Est de la France. Sa perte de substance entrainerait un recours croissant à des porcs et des produits fabriqués dans les grandes zones de production européenne. Cela sera préjudiciable à la lutte contre le réchauffement climatique par une augmentation des transports de marchandises et par une augmentation des risques de pollution en raison de la concentration de la production dans les zones les plus intensives.

Quelles solutions ?

Ce constat appelle au moins trois niveaux d'intervention :

  • Une intervention urgente et massive des pouvoirs publics pour accompagner les exploitations porcines et les entreprises françaises.
  • Des mesures structurelles de soutien des producteurs de zone à faible densité.
  • Un plan de soutien à la modernisation et au développement commercial pour les unités de transformation qui valorisent la production des zones à faible densité.

 

AU NIVEAU DEPARTEMENTAL

Avec un total de 76 000 porcs dont 8 700 truies de 50 kg et plus en 2008, la production porcine en Haute-Loire affiche une relative stabilité.

L'effectif en truies représente 33,3 % de l'effectif d'Auvergne et seulement 0,7 % des truies françaises. En termes d'élevage, le porc de Haute-Loire représente 0,5 % de l'effectif total de l'hexagone (26,5 % de l'effectif auvergnat).En production de viande, ce sont 8 976 tonnes qui ont été produites sur le département. L'élevage porcin est chez nous comme tous les élevages hors sol, souvent conduit en complément d'une autre production animale ou végétale.

Le travail de la section porcine de la FDSEA

Le Président de la Section Porcine de la FDSEA revient sur le travail de la de la section :

  • Représentativité au sein de l'administration, et au sein des décideurs politiques
  • Obtention d'une enveloppe supplémentaire du plan d'urgence Barnier et une attribution à al production de 100 000€
  • Des prêts de trésorerie
  • Une aide forfaitaire MSA
  • Aide aux employeurs de main d'œuvre (16 dossiers retenus)
  • Le dossier environnemental : la FDSEA, les JA, et  la Chambre d'Agriculture ont demandé un moratoire sur l'interprétation et la mise en pratiques de ces nouvelles directives.
  • Travail sur la valorisation de notre production avec l'Association  Porc de Haute-loire

Les pistes de réflexion pour l'avenir de la production porcine de la Haute-Loire sont :

  • Difficile d'investir vu la conjoncture porcine, les éleveurs porcins ont été des entrepreneurs, aujourd'hui, ils ne peuvent plus entreprendre.
  • La réglementation oblige les éleveurs à mettre leur élevage d'ici 2013 aux normes. La Section Porcine de la FDSEA se bat pour faire reculer cette date car les éleveurs ne peuvent pas investir dans leur outil.
  • Travailler sur la valorisation locale de la production porcine de la Haute-Loire.
  • Maintenir les abattages départementaux.
  • Conforter le travail de l'Association Porc de Haute-Loire.

Rétrospective 2009/2010 de la Section Porcine de la FDSEA

23 mars 2009 : L'Association pour la Promotion du Porc de Haute-Loire à organiser une porte ouverte sur l'exploitation de la SCEA du Sedaye à Mazeyrat d'Allier. Directeurs de GMS, Syndicat des Bouchers, salaisonniers, éleveurs, DDT, FDSEA, JA, Chambre d'Agriculture,... étaient présents pour découvrir les spécificités de l'élevage porcin du département. L'enjeu de la démarche est de valoriser la production locale.

2 avril 2009 : Le restaurant municipal du Puy-en-Velay proposait dans son menu la " saucisse grillée de Haute-Loire ". L'Association pour la Promotion du Porc de Haute-Loire et les responsables de la cuisine centrale informaient les consommateurs sur l'origine des saucisses préparées avec le Porc de Haute-Loire. Ces saucisses ont été élaborées par la salaisonnerie Méjean de Costaros.

La municipalité souhaite faire plus de place aux produits agricoles de Haute-Loire.

8 avril 2009 : Maurice Imbert a été réélu Président de la Section Porcine de la FDSEA.

18 mai 2009 : Le Porc de Haute-Loire signe une convention avec le Syndicat des Bouchers en présence de tous les partenaires de l'Association à la Foire Exposition du Puy-en-Velay avec les produits fermiers.

Du 28 au 30 août 2009 : Alliance entre la Lentille Verte du Puy et le Porc de Haute-Loire pour l'évènement du goût.

25 septembre 2009 : La Section Porcine du la FDSEA et le groupe JA porc se sont réunis en présence d'Emmanuel Morin du CER France Haute-Loire. Les éleveurs porcins ne peuvent plus entreprendre.

15 décembre 2009 : 200 porcs sous la marque Porc de Haute-Loire écoulés chaque semaine. A cette Assemblée Générale, éleveurs, bouchers, distributeurs, GMS représentants la filière étaient présents.

18 décembre 2009 : Sur le Plan Sarkozy, la Section Porcine de la FDSEA a renégocié les prêts de consolidation et les prêts URPAL.

18 janvier 2010 : Le Préfet de la Haute-Loire s'est rendu chez Maurice Imbert pour connaître la démarche de valorisation du Porc Haute-Loire et les préoccupations des éleveurs. La FDSEA et les JA demandent le report de l'application des mises aux normes, les contraintes environnementales, aussi la profession (FDSEA, JA et Chambre d'Agriculture) demande un moratoire.

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