SECTION AVICULTURE-CUNICULTURE
AU NIVEAU NATIONAL
Conjoncture nationale
aviculture
Le recul de la production a continué en
2009, environ 2,5%. Il était de 2,3% en 2008. Dans le même temps, les
importations augmentent de 250 à 300 000 tonnes.
Label en 2009 : La consommation baisse plus fortement qu'en standard. Le
consommateur se tourne vers le moins cher. La production a fortement ralenti au
Nord de la France alors qu'elle a légèrement augmenté dans la région Auvergne et
Rhône-Alpes.
En ce début d'année 2010, effondrement de
la consommation sur l'ensemble du pays : vide sanitaire de 5 semaines,
enlèvement 17 jours de retard.
En 2010, au mois de juillet, les
aviculteurs vont subir une charge supplémentaire : installation de la taxe
carbone sur le gaz liquéfié (48,40 €/Tonne). L'exonération a été refusée par le
Gouvernement. Une question va se poser : Que va devenir le label si le Bio
européen se met en place ?
Un Bio a 70 jours d'élevage qui
pourrait être moins cher que notre label.
En œufs :
Il y a un manque de production qui est due à la mise aux normes des bâtiments
existants ce qui entraîne une baisse du nombre de poules au m2. Ceci pourrait
permettre la création de bâtiments. Cette production assure un revenu correct.
Il est recherché des éleveurs de canards chair mais le coût de la construction
des bâtiments semble élevé.
AU NIVEAU REGIONAL
Bilan des actions de la section
avicole de la FRSEA Auvergne
La Section Avicole Régionale a
principalement travaillé sur cinq sujets :
- L'extension du dégrèvement d'une
partie de la TIPP aux productions hors-sol. L'administration a répondu
favorablement à cette demande.
. Le remboursement partiel de la Taxe
Carbone sur le gaz qui est la source énergétique la plus utilisée par les
aviculteurs.
. La transcription de la Directive Européenne sur le bien-être
des animaux en droit français.
- La mise en place des Animaux Trouvés
Morts (ATM) et la diffusion des informations sur ce nouveau mode de
mutualisation de l'équarrissage. Journée régionale d'information
.
La création d'une Interprofession Avicole
Nationale.
Le Président de la section régionale
avicole est maintenant convié au Conseil d'Administration de la CFA
(Confédération Française Avicole).
Taxe
Carbone
Le projet de loi de Finances
2010 a
instauré une taxe Carbone perçue sur tous les produits énergétiques, carburants
et produits pétroliers destinés au chauffage.
Le gouvernement a décidé de
rembourser aux agriculteurs 75 % de cette nouvelle charge.
Les productions avicoles qui
utilisent, pour le chauffage de leurs bâtiments, des gaz de pétrole liquéfiés
paieront bien une taxe de : 4,84 €/100kg net.
Par contre, ces gaz de pétrole
liquéfiés (butane et propane) n'ont pas été prévus dans les modalités de
remboursement adopté en première lecture par l'Assemblée Nationale. Les
aviculteurs comme d'autres éleveurs utilisant ces produits ne sont donc pas
éligibles pour l'instant au remboursement de 75 %.
La Section Régionale Avicole est
intervenue auprès des services de la DRAAF Auvergne et auprès des parlementaires
de la région afin de faire passer un amendement lors de l'examen de la loi de
Finances au Sénat, puis en seconde lecture à l'Assemblée
Nationale.
Bien-être
animal
Contexte
général
Après les attaques contre l'élevage
du lapin en cages, des associations de protection animale extrémistes relancent
leurs actions contre la production d'oeufs et la production de foie
gras.
Par ailleurs, un livre sur l'élevage
vient de paraître ; il est une attaque en règle contre l'élevage et la viande
est pratiquement accusée d'être à l'origine de la pollution
mondiale.
Face à ces attaques de plus en plus
vives, un renforcement de la concertation entre interprofession du secteur
animal est à l'étude afin d'envisager des actions communes pour mieux suivre ces
mouvements, anticiper leurs actions et apporter des réponses
objectives.
Evolution et application des
réglementations
Production
d'oeufs
L'application à partir du 1er
janvier 2012, des nouvelles normes à l'ensemble des élevages va poser
d'importantes difficultés pour beaucoup de producteurs en particulier ceux dont
les bâtiments sont encore en cours d'amortissement.
Dans plusieurs Etats Membres, les
producteurs souhaitent une souplesse d'application pour permettre de réaliser
les investissements, le problème est que la France n'a pas inscrit cela dans son
programme de développement rural.
Volailles de
chair
La France doit retranscrire dans le
droit français, la directive pour le bien être des poulets de chair. La position
de la profession est simple : retranscrire à l'identique la directive ni plus,
ni moins.
Les ATM (Animaux Trouvés
Morts)
Les différentes filières animales
ont signé le 17 juillet 2009 les contrats avec les équarrisseurs pour la
collecte et la transformation des cadavres d'animaux
d'élevage.
Après une négociation très serrée,
nous avons pu obtenir une baisse des tarifs des équarrisseurs : de l'ordre de -
2 % pour les filières avicoles et cunicoles par rapport aux tarifs
actuels.
Si cette baisse peut paraître
modeste, il faut rappeler que les équarrisseurs avaient proposé une augmentation
de 17 % de leurs tarifs.
L'accord signé avec les
équarrisseurs a permis de poursuivre sans interruption la collecte des cadavres
chez les éleveurs répertoriés par les différentes ATM (systèmes collectifs
gérant les animaux morts à la ferme).
Pour le secteur de l'aviculture,
différentes ATM sont opérationnelles.
Dans le secteur des volailles de
chair
L'association ATM Avicole-Volailles
de chair permet aux éleveurs, organisations de production et abattoirs de
bénéficier d'une mutualisation des coûts de
l'équarrissage.
Un accord, sur une base volontaire,
au sein d'ATM Avicole-Volailles de chair a été conclu pour une répartition du
coût de l'équarrissage des élevages de volailles de chair (poulet, dinde,
canard, pintade, oie, cailles) entre les éleveurs et les abattoirs à raison
de :
-
10 % à la charge des éleveurs sur la base des volailles
mises en place,
-
90 % à la charge des abattoirs sur la base des tonnages
abattus.
Dans le cas où un éleveur souhaite
adhérer à ATM Avicole mais dont l'abattoir partenaire n'est pas adhérent à ATM
Avicole, cet éleveur - en liaison avec son organisation de production
(lorsqu'elle existe) - devra assumer l'intégralité des contributions relatives à
sa production, à charge pour lui de négocier avec son abattoir la prise en
compte de la part abattoir.
Pour les élevages de reproducteurs,
les abattoirs de volailles n'ont pas accepté de participer au financement de
l'élimination des cadavres estimant que cela est du ressort des couvoirs qui
répercuteront cette charge dans leurs prix.
Les éleveurs " producteurs-abatteurs
" peuvent adhérer à ATM Avicole en réglant l'intégralité des cotisations - part
éleveur et part abatteur.
Des barèmes de cotisations ont été
établis à partir d'estimations de cadavres pour les différentes productions de
volailles de chair.
Les contributions sont les
suivantes :
Contribution des éleveurs de volailles de
chair par 1.000 poussins mis en place € HT/ 1000
|
Catégories |
€ HT /
1000 |
|
Poulets de chair
standard |
0,720 |
|
Poulets export (souche
standard) |
0,600 |
|
Poulets
certifiés |
0,480 |
|
Poulets de chair export (souche
JA) |
0,315 |
|
Poulets label
rouge |
0,390 |
|
Dindes |
4,600 |
|
Canards à
rôtir |
1,850 |
|
Pintades |
0,480 |
|
Coquelets |
0,200 |
|
Cailles |
0,100 |
Le nouveau barème est en vigueur depuis
le 1er septembre 2009.
Dans le secteur des
lapins
Le financement de ce nouveau service
de l'équarrissage est assuré par une cotisation, CVO, établie par
l'interprofession, le CLIPP, lors de son dernier conseil d'administration du 8
juillet 2009.
La charge de ce service a été
répartie selon les modalités suivantes :
-
20 % à la charge des producteurs soit 2,2 € par tonne vif
de tous les lapins produits et livrés aux abattoirs (y compris les
réformes),
-
80% à la charge des abatteurs soit 8,8 € par tonne vif de
tous les lapins abattus (y compris les réformes).
Cette nouvelle cotisation est assise
sur le volume de lapins produits et livrés aux abattoirs. Elle est payée par les
producteurs et les abattoirs par l'intermédiaire des abatteurs de lapins (comme
pour les cotisations générales du CLIPP).
Dans le secteur des
pondeuses
Au sein de l'interprofession tufs et
ovo produits, le CNPO, une ATM a été mise en place depuis 2008 pour gérer la
contribution des éleveurs imposée par Bruxelles.
Le conseil d'administration du CNPO
a travaillé sur la mise en place d'une cotisation ATM Ponte permettant de
financer ce coût aux équarrisseurs. Un accord interprofessionnel a été adopté le
3 septembre 2009 comprenant les modalités d'application décrites ci-dessous. Cet
accord va permettre de porter à 0 la taxe équarrissage appliquée aux
abatteurs.
La cotisation ATM Ponte est une
cotisation obligatoire collectée par le CNPO auprès du producteur d'oeufs via
l'acheteur de poulettes d'un jour, dont une partie est facturée au premier
acheteur d'oeufs de l'éleveur et une autre à son abatteur, s'il s'agit d'un
abattoir français.
Elle est facturée pour chaque lot de
poules mises en place. Le financement des cadavres de poulettes à l'élevage est
compris dans la cotisation appelée auprès des éleveurs de
poules.
Depuis le 17 juillet 2009, les
équarrisseurs ne facturent donc plus les éleveurs, à l'exception de ceux qui ne
sont pas à jour de leurs cotisations.
L'Interprofession Volailles de
Chair
Nous avons rappelé les principes
suivants :
-
Une seule Interprofession regroupant l'ensemble des
produits volailles de chair
-
Définition de section par type de produits (poulet,
dinde, canard, pintade...) qui auraient pour mission de définir les actions et
les budgets propres à leur production.
-
Objet bien défini autour de la promotion de la filière
française, de la création de tableau de bord économique, d'actions techniques
au service de l'ensemble de la filière.
-
Définition de CVO équitables entre les diverses familles
professionnelles.
AU NIVEAU DEPARTEMENTAL
La
Haute-Loire compte près de 150 éleveurs. La grande majorité des élevages
concerne les poulets sous label. Trois seulement font du poulet industriel. Le
reste fait un peu de poules pondeuses, de canards... L'élevage
de lapins est également représenté sur le département. Mais la
crise conjoncturelle qui touche ce secteur depuis plusieurs années pourrait bien
avoir raison des derniers élevages. En
majorité, ces élevages, volailles et lapins, sont complémentaires d'une autre
production notamment bovins lait ou bovins
viande.
Rétrospective 2009 / 2010 de la
Section Aviculture-Cuniculture
8 avril 2009 : Eric Freychet a été réélu Président
de la Section aviculture-cuniculture.
20 juin
2009 :
Affectés par la crise depuis plus de 2 ans, les éleveurs de lapins ont dû mal à
voir la sortie du tunnel.
5 août
2009 : La
crise n'épargne pas les éleveurs avicoles et cunicoles.
6 novembre
2009 : La
filière avicole régionale souhaite connaître la stratégie du groupe
LDC.
27 novembre
2009 : Les
trois Présidents (FDSEA, JA et Chambre d'Agriculture) ont été à la rencontre des
adhérents pour débattre des différentes problématiques agricoles sur une
exploitation cunicole.
22 décembre
2009 : Les
trois Présidents (FDSEA, JA et Chambre d'Agriculture) ont été à la rencontre des
adhérents pour débattre des différentes problématiques agricoles sur une
exploitation avicole.
Section
Avicole
En 2009, la Section Avi-cuniculture
a rencontré la LPO, la DDT pour trouver une solution sur le problème des rapaces
qui nous cause beaucoup de problème sur certains secteurs du département. Lors
de cette rencontre, il n'est ressorti aucune solution.
L'ITAVI a réalisé une étude sur
l'efficacité des méthodes d'effarouchements. Il ressort de cette étude que les
rapaces s'habituent avec le temps.
La Section Avi-cuniculture envisage
une action sur le terrain.
La Section Avi-cuniculture va
essayer de rencontrer l'abattoir Vey pour qu'il nous présente leur activité et
leur devenir.
La Section Avi-cuniculture travaille
aussi pour mettre en place une formation sur les énergies renouvelables :
comment adapter nos bâtiments à ces nouvelles
énergies ?
Section
Cuniculture
Après l'augmentation du prix de
reprise fin 2009, les prix se retrouvent à la baisse et rien de laisse envisager
une hausse pour 2010.
La filière lapin se meurt : ne
faut-il pas penser à aider les éleveurs à la
reconversion ?