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    Actions et revendications / 2010 / Congrès FDSEA 2010
 
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J'adhère
à la FDSEA

Agriculteur(trice), ancien(e),
je suis convaincu(e) que la Haute-Loire a besoin
d'une agriculture rémunératrice, variée, dynamique, novatrice,
et sur tout le territoire.

Je rejoins les rangs
de la FDSEA

 

FDSEA de la Haute-Loire
Immeuble Interconsulaire
16, Bld du Président Bertrand
B.P. 63
43002 LE PUY CEDEX
Tel : 04.71.02.60.44.
Fax : 04.71.02.89.90.
Email : fdsea43@reussir.tm.fr

SECTION AVICULTURE-CUNICULTURE

 

AU NIVEAU NATIONAL

Conjoncture nationale aviculture

Le recul de la production a continué en 2009, environ 2,5%. Il était de 2,3% en 2008. Dans le même temps, les importations augmentent de 250 à 300 000 tonnes.

Label en 2009 : La consommation baisse plus fortement qu'en standard. Le consommateur se tourne vers le moins cher. La production a fortement ralenti au Nord de la France alors qu'elle a légèrement augmenté dans la région Auvergne et Rhône-Alpes.

En ce début d'année 2010, effondrement de la consommation sur l'ensemble du pays : vide sanitaire de 5 semaines, enlèvement 17 jours de retard.

En 2010, au mois de juillet, les aviculteurs vont subir une charge supplémentaire : installation de la taxe carbone sur le gaz liquéfié (48,40 €/Tonne). L'exonération a été refusée par le Gouvernement. Une question va se poser : Que va devenir le label si le Bio européen se met en place ?

Un Bio a 70 jours d'élevage qui pourrait être moins cher que notre label.

En œufs : Il y a un manque de production qui est due à la mise aux normes des bâtiments existants ce qui entraîne une baisse du nombre de poules au m2. Ceci pourrait permettre la création de bâtiments. Cette production assure un revenu correct. Il est recherché des éleveurs de canards chair mais le coût de la construction des bâtiments semble élevé.

 

AU NIVEAU REGIONAL

Bilan des actions de la section avicole de la FRSEA Auvergne

La Section Avicole Régionale a principalement travaillé sur cinq sujets :

  • L'extension du dégrèvement d'une partie de la TIPP aux productions hors-sol. L'administration a répondu favorablement à cette demande.
    . Le remboursement partiel de la Taxe Carbone sur le gaz qui est la source énergétique la plus utilisée par les aviculteurs.
    . La transcription de la Directive Européenne sur le bien-être des animaux en droit français.
  • La mise en place des Animaux Trouvés Morts (ATM) et la diffusion des informations sur ce nouveau mode de mutualisation de l'équarrissage. Journée régionale d'information
    . La création d'une Interprofession Avicole Nationale.

Le Président de la section régionale avicole est maintenant convié au Conseil d'Administration de la CFA (Confédération Française Avicole).

Taxe Carbone

Le projet de loi de Finances 2010 a instauré une taxe Carbone perçue sur tous les produits énergétiques, carburants et produits pétroliers destinés au chauffage.

Le gouvernement a décidé de rembourser aux agriculteurs 75 % de cette nouvelle charge.

Les productions avicoles qui utilisent, pour le chauffage de leurs bâtiments, des gaz de pétrole liquéfiés paieront bien une taxe de : 4,84 €/100kg net.

Par contre, ces gaz de pétrole liquéfiés (butane et propane) n'ont pas été prévus dans les modalités de remboursement adopté en première lecture par l'Assemblée Nationale. Les aviculteurs comme d'autres éleveurs utilisant ces produits ne sont donc pas éligibles pour l'instant au remboursement de 75 %.

La Section Régionale Avicole est intervenue auprès des services de la DRAAF Auvergne et auprès des parlementaires de la région afin de faire passer un amendement lors de l'examen de la loi de Finances au Sénat, puis en seconde lecture à l'Assemblée Nationale.

Bien-être animal

Contexte général

Après les attaques contre l'élevage du lapin en cages, des associations de protection animale extrémistes relancent leurs actions contre la production d'oeufs et la production de foie gras.

Par ailleurs, un livre sur l'élevage vient de paraître ; il est une attaque en règle contre l'élevage et la viande est pratiquement accusée d'être à l'origine de la pollution mondiale.

Face à ces attaques de plus en plus vives, un renforcement de la concertation entre interprofession du secteur animal est à l'étude afin d'envisager des actions communes pour mieux suivre ces mouvements, anticiper leurs actions et apporter des réponses objectives.

Evolution et application des réglementations

Production d'oeufs

L'application à partir du 1er janvier 2012, des nouvelles normes à l'ensemble des élevages va poser d'importantes difficultés pour beaucoup de producteurs en particulier ceux dont les bâtiments sont encore en cours d'amortissement.

Dans plusieurs Etats Membres, les producteurs souhaitent une souplesse d'application pour permettre de réaliser les investissements, le problème est que la France n'a pas inscrit cela dans son programme de développement rural.

Volailles de chair

La France doit retranscrire dans le droit français, la directive pour le bien être des poulets de chair. La position de la profession est simple : retranscrire à l'identique la directive ni plus, ni moins.

Les ATM (Animaux Trouvés Morts)

Les différentes filières animales ont signé le 17 juillet 2009 les contrats avec les équarrisseurs pour la collecte et la transformation des cadavres d'animaux d'élevage.

Après une négociation très serrée, nous avons pu obtenir une baisse des tarifs des équarrisseurs : de l'ordre de - 2 % pour les filières avicoles et cunicoles par rapport aux tarifs actuels.

Si cette baisse peut paraître modeste, il faut rappeler que les équarrisseurs avaient proposé une augmentation de 17 % de leurs tarifs.

L'accord signé avec les équarrisseurs a permis de poursuivre sans interruption la collecte des cadavres chez les éleveurs répertoriés par les différentes ATM (systèmes collectifs gérant les animaux morts à la ferme).

Pour le secteur de l'aviculture, différentes ATM sont opérationnelles.

Dans le secteur des volailles de chair

L'association ATM Avicole-Volailles de chair permet aux éleveurs, organisations de production et abattoirs de bénéficier d'une mutualisation des coûts de l'équarrissage.

Un accord, sur une base volontaire, au sein d'ATM Avicole-Volailles de chair a été conclu pour une répartition du coût de l'équarrissage des élevages de volailles de chair (poulet, dinde, canard, pintade, oie, cailles) entre les éleveurs et les abattoirs à raison de :

  • 10 % à la charge des éleveurs sur la base des volailles mises en place,
  • 90 % à la charge des abattoirs sur la base des tonnages abattus.

Dans le cas où un éleveur souhaite adhérer à ATM Avicole mais dont l'abattoir partenaire n'est pas adhérent à ATM Avicole, cet éleveur - en liaison avec son organisation de production (lorsqu'elle existe) - devra assumer l'intégralité des contributions relatives à sa production, à charge pour lui de négocier avec son abattoir la prise en compte de la part abattoir.

Pour les élevages de reproducteurs, les abattoirs de volailles n'ont pas accepté de participer au financement de l'élimination des cadavres estimant que cela est du ressort des couvoirs qui répercuteront cette charge dans leurs prix.

Les éleveurs " producteurs-abatteurs " peuvent adhérer à ATM Avicole en réglant l'intégralité des cotisations - part éleveur et part abatteur.

Des barèmes de cotisations ont été établis à partir d'estimations de cadavres pour les différentes productions de volailles de chair.

Les contributions sont les suivantes :

Contribution des éleveurs de volailles de chair par 1.000 poussins mis en place € HT/ 1000

Catégories

€ HT / 1000

Poulets de chair standard

0,720

Poulets export (souche standard)

0,600

Poulets certifiés

0,480

Poulets de chair export (souche JA)

0,315

Poulets label rouge

0,390

Dindes

4,600

Canards à rôtir

1,850

Pintades

0,480

Coquelets

0,200

Cailles

0,100

Le nouveau barème est en vigueur depuis le 1er septembre 2009.

Dans le secteur des lapins

Le financement de ce nouveau service de l'équarrissage est assuré par une cotisation, CVO, établie par l'interprofession, le CLIPP, lors de son dernier conseil d'administration du 8 juillet 2009.

La charge de ce service a été répartie selon les modalités suivantes :

  • 20 % à la charge des producteurs soit 2,2 € par tonne vif de tous les lapins produits et livrés aux abattoirs (y compris les réformes),
  • 80% à la charge des abatteurs soit 8,8 € par tonne vif de tous les lapins abattus (y compris les réformes).

Cette nouvelle cotisation est assise sur le volume de lapins produits et livrés aux abattoirs. Elle est payée par les producteurs et les abattoirs par l'intermédiaire des abatteurs de lapins (comme pour les cotisations générales du CLIPP).

Dans le secteur des pondeuses

Au sein de l'interprofession tufs et ovo produits, le CNPO, une ATM a été mise en place depuis 2008 pour gérer la contribution des éleveurs imposée par Bruxelles.

Le conseil d'administration du CNPO a travaillé sur la mise en place d'une cotisation ATM Ponte permettant de financer ce coût aux équarrisseurs. Un accord interprofessionnel a été adopté le 3 septembre 2009 comprenant les modalités d'application décrites ci-dessous. Cet accord va permettre de porter à 0 la taxe équarrissage appliquée aux abatteurs.

La cotisation ATM Ponte est une cotisation obligatoire collectée par le CNPO auprès du producteur d'oeufs via l'acheteur de poulettes d'un jour, dont une partie est facturée au premier acheteur d'oeufs de l'éleveur et une autre à son abatteur, s'il s'agit d'un abattoir français.

Elle est facturée pour chaque lot de poules mises en place. Le financement des cadavres de poulettes à l'élevage est compris dans la cotisation appelée auprès des éleveurs de poules.

Depuis le 17 juillet 2009, les équarrisseurs ne facturent donc plus les éleveurs, à l'exception de ceux qui ne sont pas à jour de leurs cotisations.

L'Interprofession Volailles de Chair

Nous avons rappelé les principes suivants :

  • Une seule Interprofession regroupant l'ensemble des produits volailles de chair
  • Définition de section par type de produits (poulet, dinde, canard, pintade...) qui auraient pour mission de définir les actions et les budgets propres à leur production.
  • Objet bien défini autour de la promotion de la filière française, de la création de tableau de bord économique, d'actions techniques au service de l'ensemble de la filière.
  • Définition de CVO équitables entre les diverses familles professionnelles.

 

AU NIVEAU DEPARTEMENTAL

La Haute-Loire compte près de 150 éleveurs. La grande majorité des élevages concerne les poulets sous label. Trois seulement font du poulet industriel. Le reste fait un peu de poules pondeuses, de canards... L'élevage de lapins est également représenté sur le département. Mais la crise conjoncturelle qui touche ce secteur depuis plusieurs années pourrait bien avoir raison des derniers élevages. En majorité, ces élevages, volailles et lapins, sont complémentaires d'une autre production notamment bovins lait ou bovins viande.

Rétrospective 2009 / 2010 de la Section Aviculture-Cuniculture

8 avril 2009 : Eric Freychet a été réélu Président de la Section aviculture-cuniculture.

20 juin 2009 : Affectés par la crise depuis plus de 2 ans, les éleveurs de lapins ont dû mal à voir la sortie du tunnel.

5 août 2009 : La crise n'épargne pas les éleveurs avicoles et cunicoles.

6 novembre 2009 : La filière avicole régionale souhaite connaître la stratégie du groupe LDC.

27 novembre 2009 : Les trois Présidents (FDSEA, JA et Chambre d'Agriculture) ont été à la rencontre des adhérents pour débattre des différentes problématiques agricoles sur une exploitation cunicole.

22 décembre 2009 : Les trois Présidents (FDSEA, JA et Chambre d'Agriculture) ont été à la rencontre des adhérents pour débattre des différentes problématiques agricoles sur une exploitation avicole.

Section Avicole

En 2009, la Section Avi-cuniculture a rencontré la LPO, la DDT pour trouver une solution sur le problème des rapaces qui nous cause beaucoup de problème sur certains secteurs du département. Lors de cette rencontre, il n'est ressorti aucune solution.

L'ITAVI a réalisé une étude sur l'efficacité des méthodes d'effarouchements. Il ressort de cette étude que les rapaces s'habituent avec le temps.

La Section Avi-cuniculture envisage une action sur le terrain.

La Section Avi-cuniculture va essayer de rencontrer l'abattoir Vey pour qu'il nous présente leur activité et leur devenir.

La Section Avi-cuniculture travaille aussi pour mettre en place une formation sur les énergies renouvelables : comment adapter nos bâtiments à ces nouvelles énergies ?

Section Cuniculture

Après l'augmentation du prix de reprise fin 2009, les prix se retrouvent à la baisse et rien de laisse envisager une hausse pour 2010.

La filière lapin se meurt : ne faut-il pas penser à aider les éleveurs à la reconversion ?

 

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