SECTION LAIT
AU NIVEAU NATIONAL
Prix du lait en 2009
L'Interprofession
a pu retravailler en fin d'année 2008 sur un accord du prix du lait.
Le 3
juin 2009, les trois présidents de l'interprofession (FNPL, FNIL et FNCL) se
sont réunis sous l'égide du Ministère de l'Agriculture, un compromis difficile a
été signé sur un prix du lait obtenu à 280 €/1000 litres alors que les
producteurs demandaient 290 €/1000 litres après avoir accepté une concession
importante partant de 305 €/1000 Litres. Dans cet accord, une flexibilité 2009
allant de -2 € à -18 €/1000 litres s'est appliqué pour les entreprises qui ont
un mix produits industriels.
Cet
accord a permis d'encadrer le niveau de prix en 2009 et l'évolution du prix du
lait en 2010 avec une flexibilité additionnelle sur le 1er trimestre 2010 allant
de -0,40 € à 4,41 € /1000 litres.
Ainsi le
prix moyen français est supérieur de près de 40€/1000 litres à ceux de nos
voisins d'Europe du nord. En se référant à cet accord et malgré la volatilité
des marchés, on peut s'attendre à des évolutions encore plus positives pour les
prochains trimestres. Les éleveurs laitiers ont aujourd'hui des perspectives
nettement plus favorables et la FNPL se félicite d'avoir contribué, en
maintenant ses positions syndicales, à un système réactif et objectif pour
l'évolution du prix en France.
Le prix
du lait a largement fluctué.
|
Années |
Variations
Cts/€/L |
Années |
Variations
Cts/€/L |
|
1998 |
+5,00 |
2004 |
-1,70 |
|
1999 |
-6,40 |
2005 |
-4,00 |
|
2000 |
+8,70 |
2006 |
-11,10 |
|
2001 |
+11,60 |
2007 |
+18,60 |
|
2002 |
-10,40 |
2008 |
+16,44 |
|
2003 |
-11,60 |
2009 |
-55,79 |
Le prix
de base réellement payé en moyenne sur la campagne 2008/2009 est de 276,53
€/1000 litres sur la grille Auvergne/Limousin et de 276,81 €/1
000 litres sur la grille
Rhône-Alpes. A savoir que le prix moyen français sur la campagne 2008/2009 est
de 274,70 €/1000 litres.
La Section Laitière de la FDSEA livre un
combat permanent sur le prix du lait payé aux producteurs mais aussi pour
garantir la collecte de tous les producteurs. Pour l'année 2010, le prix moyen
sera d'environ 300 €/1000 Litres.
L'accord du 3 juin 2009 : un compromis difficile
Les bases de
l'accord
La FNPL
a signé un accord le 3 juin qui définit un prix annuel pour
2009.
Début
juin, rappelons-le, la conjoncture était très dégradée depuis plusieurs mois et
il était nécessaire de donner aux producteurs une visibilité jusqu'à la fin de
l'année.
L'accord
a fixé pour 2009 trois repères entre 280 €/1000 litres et 262 €/1000 litres
selon le mix produit des entreprises. En moyenne le prix 2009 ressort à environ
274 €/1000 litres (38-32).
Pouvait-on renégocier cet accord
pour les prix de fin 2009 ?
L'activation
de la clause de revoyure prévoyant le réexamen de la situation des marchés au
plus tard le 30 septembre aurait été une erreur. En effet en septembre le prix
allemand était à 230 €/1000 Litres et la valorisation beurre poudre autour de
200€/1000 Litres. Autrement dit, une rediscution en septembre aurait été une
aubaine pour les entreprises qui auraient renégocié mais à la
baisse.
Par
ailleurs dénoncer l'accord, aujourd'hui, désengagerait les entreprises sur 2010
et les encouragerait à ne pas appliquer les hausses.
Le prix en
2010
Sur le
1er trimestre, ces évolutions sont positives et varient (en l'état
actuel de connaissance des cotations beurre-poudre et fromages allemands connues
sur la moitié de la période) entre 3% et 8% selon le mix produit des
entreprises.
La
mécanique de l'accord du 3 juin donnera également des évolutions positives sur
les 2ème et 3ème trimestres.
Compromis
indispensable
Si le
niveau de prix fixé pour 2009 n'est pas satisfaisant, la FNPL a jugé de sa
responsabilité de signer, pour donner un cadre et une visibilité aux producteurs
de lait.
Pour la
FNPL, l'option de non accord confronte une nouvelle fois les producteurs
au diktat des entreprises cela n'est plus tolérable. Sans cela, les prix
pratiqués en mai et juin auraient été ceux déjà annoncés par certaines
entreprises laitières, soit similaires à ceux du mois d'avril 2009. Ce compromis
compacte des points indissociables et structurants pour
l'avenir.
Les grilles Auvergne-Limousin et Rhône-Alpes 2010
|
Année
2010 |
|
|
Grille
Auvergne-Limousin |
Grille
Rhône-Alpes |
|
Mois |
Grille
ré-écrite 2010
€/1000
l |
Indice
national
€/1000
l |
Prix
de base en euros par 1000 litres |
Grille
ré-écrite 2010
€/1000
l |
Remboursement
de l'avance de trésorerie |
Indice
national
€/1000
l |
Prix
de base en euros par 1000 litres |
|
Janvier |
295.00 |
+8.68 |
303.68 |
288.00 |
-8.00 |
+8.68 |
288.68 |
|
Février |
285.00 |
+8.68 |
293.68 |
284.80 |
-4.80 |
+8.68 |
288.68 |
|
Mars |
265.00 |
+8.68 |
273.68 |
279.80 |
-4.80 |
+8.68 |
283.68 |
|
Avril |
260.00 |
|
|
253.00 |
|
|
|
|
Mai |
260.00 |
|
|
254.00 |
|
|
|
|
Juin |
275.00 |
|
|
280.00 |
|
|
|
|
Juillet |
299.00 |
|
|
300.00 |
|
|
|
|
Août |
299.00 |
|
|
300.00 |
|
|
|
|
Septembre |
299.00 |
|
|
280.00 |
|
|
|
|
Octobre |
265.00 |
|
|
270.00 |
|
|
|
|
Novembre |
265.00 |
|
|
270.00 |
|
|
|
|
Décembre |
265.00 |
|
|
270.00 |
|
|
|
|
Moyenne
annuelle 2010 |
277.06 |
|
|
276.81 |
|
|
|
Au prix
de base payé aux producteurs de lait, il faut déduire la flexibilité allant de
-0.49€/1000 litres à -4.41€/1000 litres (selon le mix produits industriels de
l'entreprise) pour le 1er trimestre 2010.
Bilan de fin de campagne 2008/2009
Maintenir une régulation :
bilan de fin de campagne 2008/2009
Pour la
campagne 2008/2009 et compte tenu de l'augmentation de 2,5% du quota national, la quantité
de référence totale s'est élevée à 24 741 255 tonnes contre
24 136 435 tonnes pour la campagne 2007/2008 soit une hausse de
604 820 tonnes.
La
collecte brute corrigée de l'effet matière grasse s'établit à
23 549 237 tonnes en baisse de 250 205 tonnes (-1%) par rapport à
la campagne 2007/2008.
La sous
réalisation totale s'élève à 1 192 018 tonnes (-4,8
%).
Les volumes pour la campagne 2009/2010
Adaptation des mesures de gestion
pour la fin de campagne laitière 2009/2010
Les
producteurs dont le quota individuel est inférieur à 160 000
litres
(140 000 précédemment) bénéficient d'un remboursement de dépassement de
leur quota individuel dans la limite de 10 000
litres et selon les
mêmes modalités que la campagne passée. Il est prévu une formule de lissage
destinée à limiter l'effet seuil jusqu'à 170 000
litres de
référence.
Gel des 1% de retour de la
commission européenne pour la campagne 2009/2010
Dés le
mois de mars, compte tenu de la situation des marchés, la FNPL demande le gel de
la redistribution des 1% de quotas supplémentaires attribué par l'Union
Européenne.
Taux d'allocation provisoire de fin
de campagne 2009/2010
Toujours
en mars, la FNPL demande la neutralisation du taux d'allocation provisoire pour
la campagne laitière 2009/2010.
Le 5 mars 2010, le Ministre de
l'Agriculture annonce un remboursement de 1% pour la campagne
2009/2010
Suite au
Conseil Spécialisé de France Agri Mer qui s'est tenu le 18 février 2010. Ce
Conseil s'était prononcé pour un remboursement aux producteurs de lait dans la
limite de 1% de leur quota cela afin de prendre en compte les difficultés
actuelles de trésorerie des exploitations.
Rappelons que la FNPL avait clairement
rappelé sa position en faveur d'une maîtrise de la production qui l'a conduite à
défendre le double 0% depuis le début de campagne 2009/2010. Cette politique de
maîtrise a permis d'améliorer le mix produits entreprises et donc de payer un
prix du lait supérieur à l'environnement européen.
Conclusion
des disponibilités à produire pour la campagne
2009/2010
-
1 % de leur quota.
-
La redistribution départementale (quota en
dur).
-
La mesure petit producteur.
-
Le don
de lait dans la limite de 3 000
litres (la date de notification était fixée au 15
février 2010).
Attention le dispositif de pénalité
de fin de campagne reste toujours d'actualités
Bilan de la FNPL sur la campagne 2009/2010
Défendre le
revenu
Côté
charges, la FNPL s'est battue tout au long de l'année 2009 pour obtenir des
accompagnements financiers pour les éleveurs.
En juin 2009, 30
millions d'euros sont débloqués pour les producteurs de lait répartis entre le
FAC, des reports ou prises en charges de cotisations sociales et un abondement
supplémentaire pour le PMBE.
En septembre
2009, le
Ministre annonce 30 millions d'euros pour la prise en charge d'intérêts
d'emprunts pour le lait et le porc.
Le 16 octobre
2009, suite
à la formidable mobilisation, le plan Sarkozy apporte plusieurs centaines de
millions d'euros pour l'ensemble du secteur agricole.
En décembre 2009, la
Commission a débloqué une enveloppe spécifique pour les producteurs de lait de
300 millions d'euros dont 51 millions d'euros pour la
France.
Bilan de l'année
2009
La FNPL
a conçu un plan d'action en 6 points :
-
Défendre le prix du lait pour les accords
interprofessionnels.
-
Obtenir des mesures d'urgence sur les charges.
-
Prendre des mesures sur les volumes.
-
Obtenir des mesures européennes notamment sur l'extension
de l'intervention.
-
Poursuivre la rechercher de valorisation des produits
laitiers français.
-
Construire de nouvelles relations équilibrées entre
producteurs et transformateurs.
Préparer l'avenir des producteurs de lait à l'après quota
Préparer
l'avenir
C'est la
construction d'un niveau relationnel entre producteurs et entreprises. Le projet
FNPL s'articule autour de trois piliers :
-
Une organisation de la filière consolidée.
-
Un guide des bonnes pratiques et une commission
d'examen.
-
Une organisation collective des producteurs
renforcée.
1- Une
organisation de la filière consolidée
La Loi
de Modernisation Agricole (LMA) doit réaffirmer le rôle et les prérogatives du
CNIEL et l'élargir. La LMA doit doter le CNIEL, d'outils de transparence
indispensables pour piloter la filière.
2- Un
guide des bonnes pratiques et une Commission d'examen
La FNPL
milite pour la mise en place de contrats collectifs respectant un guide de
bonnes pratiques. Ce guide est en discussion avec les autres familles
interprofessionnelles. Il devra constituer le socle fondamental de tout contrat
pour assuré l'équité de tous.
Une
Commission d'examen des pratiques contractuelles devra être mise en place pour
examiner les recours et arbitrer.
Pour la FNPL les clauses incontournables
du guide de bonnes pratiques contractuelles sont :
-
Liberté d'organisation des producteurs.
-
Interdiction de subordination ou intégration.
-
Liberté au producteur de donner un mandat à une
organisation collective.
-
Responsabilité de la facturation au
producteur.
-
Reconnaissance de la propriété des
informations.
-
Référence aux indicateurs publiés par le CNIEL, les CRIEL
et à l'ensemble des accords interprofessionnels.
-
Durée minimum de 5 ans.
3- Une
organisation collective des producteurs renforcée
Les
producteurs ne doivent pas être en confrontation directe avec les entreprises.
L'enjeu est de conforter les organisations existantes, d'en créer là où elles
font défaut et de les fédérer au niveau du territoire pour être une force de
négociation par rapport aux transformateurs. Ce travail déjà initié doit
s'intensifier. Les sections laitières départementales doivent être leader sur ce
dossier avec l'appui de la FNPL.
Quotas : campagne laitière
2010/2011
Les
Pouvoirs Publics ont mis en place un groupe de réflexion composé de
professionnels des organisations de producteurs (FNPL, Confédération Paysanne,
Coordination Rurale) et de transformation (FNIL, FNCL) ayant pour objectif
d'adapter les règles de gestion des quotas dès la prochaine campagne. La volonté
est de mieux préparer l'échéance du 31 mars 2015.
Les
sujets sur la table sont :
-
L'adaptation des dispositions relatives aux transferts
fonciers.
-
L'utilisation des quotas supplémentaires mis en
réserve.
-
L'évolution du dispositif des sous-réalisations
structurelles.
-
Les barèmes ACAL et TSST.
AU NIVEAU DEPARTEMENTAL ET REGIONAL
Le travail 2009 de la Section Laitière
de la FDSEA a été :
-
Le combat sur le prix du lait (différentes
mobilisation).
-
Le travail syndical sur le dossier Via Lacta et
URCVL.
-
Garantir la collecte laitière du département.
-
Défense des AOC régionales.
-
Se battre pour un nouveau programme ACAL
2009/2010.
-
Se battre pour garder nos outils industriels.
-
Intervention auprès de Pouvoirs Publics.
-
Relevé de prix tous les mois sur 4 produits laitiers
(lait UHT, emmental rapé, emmental à la bloque et buchette de
chèvre).
-
Le Plan Sarkozy (prêts de trésorerie, le FAC, le FAC
URCVL, le remboursement des 3 semaines non payées Via Lacta).
-
PAC :
les 20 €/1 000
litres en zone de montagne et piémont plafonnés entre 80 à
100 000
litres
-
Travail sur le dossier montagne.
-
Rencontre avec le Préfet sur deux exploitations laitières
sur la crise agricole.
-
Quatre réunions informations laitières auprès des
adhérents.
-
Travail au niveau des deux CRIEL Auvergne-Limousin et
Rhône-Alpes.
-
La Section Laitière de la FDSEA et le CIL 43 se
réunissent quatre à cinq fois par an.
Rappel des manifestations départementales et régionales 2009/2010
La
FDSEA, les JA, la Section Laitière de la FDSEA, le groupe lait JA, ... se sont
mobilisés fortement pour défendre le prix du lait et pour garantir la collecte
de tous les producteurs laitiers.
19 mai
2009 : Prés de
100 producteurs de lait demandent aux dirigeants des entreprises laitières de se
justifier sur les baisses du prix du lait qu'ils ont appliqué sur le prix
d'avril 2009. L'action syndicale s'est déroulée sur trois sites : Brioude,
Beauzac et Araules.
25 mai
2009 : Une
journée blanche pour les producteurs des laiteries. Ils ont bloqué les
entreprises de Brioude et de Beauzac dans le but d'amener les industriels à la
table des négociations interprofessionnelles. Ils demandent aussi un prix moyen
de 305 €/1000 Litres pour 2009.
7 juin
2009 : La
FDSEA et les JA appel à un vote de contestation
en boycottant les élections européennes.
Du 10 au 12 juin
2009 : Halte
au racket des GMS, les plates formes de distribution des enseignes Leclerc et
Intermarché situées dans l'Allier ont été bloquées par près de 400 agriculteurs
à l'appel de la FDSEA et des JA.
31 août
2009 : Le
Préfet de la Haute-Loire a visité deux exploitations laitières victimes de la
crise agricole qui frappe la plupart des exploitations du
département.
15 septembre
2009 : A
l'appel de la FDSEA et des JA, 5 barrages filtrants autour du Puy-en-Velay afin
d'alerter les Pouvoirs Publics sur l'ampleur de la crise
agricole.
18 septembre
2009 :
François Fillon est sensibilisé à la crise que traverse l'agriculture
altiligérienne lors de sa visite en Haute-Loire.
Les 24, 30 septembre, 1er
et 2 octobre 2009 : 4
réunions d'informations sur la crise laitière
La FDSEA
et les JA réunissent les adhérents pour faire le point sur les marchés des
produits laitiers et les perspectives.
25 septembre
2009 :
Opération coup de poing : en pleine crise agricole, 200 producteurs ont
interpellé Laurent Wauquiez.
7 octobre
2009 : Le
Ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire,
chahuté par les éleveurs du Massif-Central lors du Sommet de l'Elevage à
Cournon.
16 octobre
2009 :
Manifestation à Clermont-Ferrand " Tous en tracteurs à Clermont " pour
faire prendre conscience de la détresse de tous les éleveurs toutes productions
confondues.
25 janvier
2010 :
Mobilisation à l'ASP pour montrer le mécontentement face aux retards de paiement
(ICHN, PHAE,...).
Pour l'année 2009, les responsables
professionnels et les producteurs laitiers se sont largement mobilisés pour
défendre le prix du lait, sauvegarder la collecte laitière et sensibiliser nos
politiques sur la crise agricole que traverse nos exploitations
altiligériennes.
Rétrospective 2009/2010 de la Section Laitière de la FDSEA,
de la Section Régionale Laitière et de la FNPL
2 mars
2009 : La
Section Laitière de la FDSEA et le Groupe Lait JA se sont réunis ainsi que le
Comité Interprofessionnel Laitier Départemental.
6 mars
2009 : Tournée
régionale, Thierry Roquefeuil, Secrétaire Général de la FNPL et producteur de
lait dans le Lot est à Aubière. Un tour complet de l'actualité (marchés, prix du
lait, contractualisation,...) et la préparation du Congrès FNPL ont été abordés
lors de cette journée. Aussi Yannick Gueguen, chargé de communication au CNIEL
était présent.
20 mars
2009 :
L'accord sur les AOC a été officialisé par l'ensemble des acteurs de la
filière réuni autour du Préfet de région. Si
l'AOC pèse dans la filière laitière régionale, le Préfet Dominique Schmitt a
évoqué la piste du lait montagne.
24 et 25 mars
2009 : Un
monde laitier, thème du 65ème Congrès de la FNPL au Mans dans la
Sarthe. Une délégation de la Haute-Loire était présente pour ses travaux. Les
producteurs de lait se préparent à l'après quota.
7 avril
2009 : La
Section Laitière de la FDSEA s'est réunie en présence d'Etienne Fabrègue,
juriste à la FNPL. Il a abordé la contractualisation de l'après quota 2015.
Yannick Fialip a été réélu Président de la Section Laitière de la
FDSEA.
9 avril
2009 : Yannick
Fialip a été élu Vice-Président au sein du Bureau de la FNPL. A savoir que
Michel Lacoste du Cantal est présent au Conseil
d'Administration de la FNPL.
17 avril
2009 : Michel
Barnier a annoncé un gel temporaire du quota national laitier de 1% pour la
campagne 2009/2010. La décision définitive sera
prononcée en juillet.
23 avril
2009 : La
Section Laitière Massif Central s'est réunie à Aubière pour débattre de la
dénomination Montagne pour valoriser nos produits et de leurs assurer un ancrage
dans notre territoire.
29 avril
2009 : Henri
Brichard, Président de la FNPL, a publié une lettre ouverte. Les 3 familles de
l'Interprofession ne sont pas tombées d'accord sur le prix du lait. Le mois
d'avril reste un électrochoc ; personne ne sait quel prix va être pratiqué
par les entreprises laitières.
15 mai
2009 : Yannick
Fialip, Président de la Section Laitière Régionale, revient sur la non
négociation du prix du lait sur le 2ème trimestre 2009 :
" les entreprises laitières n'ont pas répondu aux propositions des
producteurs, prenant en compte la réalité du marché, qui s'établissaient à 305
€/1000 litres pour l'ensemble de l'année 2009 ".
28 mai
2009 :
L'interprofession laitière (FNPL, FNCL et FNIL) se réunit pour chercher des
solutions permettant au secteur laitier de sortir de la
crise.
2 juin
2009 : Les
acteurs de la filière laitière n'ont pas trouvé d'accord : " c'est la
réunion interprofessionnelle de la dernière chance ".
3 juin
2009 : Un
accord sur le prix du lait est obtenu à 280 €/1000 litres alors que les
producteurs demandaient 290 €/1000 litres, après avoir accepté une concession
importante partant à 305 €/1000 litres. Un accord sur le prix du lait
obtenu à l'arraché par le Gouvernement le 3 juin
2009.
1er juillet
2009 : La
Section Laitière de la FDSEA et le Groupe Lait JA se sont
réunis.
24 juillet
2009 :
L'accord sur le prix du lait doit être respecté par la
filière.
28 août 2009 : Réunion de crise laitière sous
l'égide de la DRAF : 820 000 € pour l'Auvergne des montants d'urgence
insuffisants.
15 septembre 2009 :
Au SPACE
à Rennes, Bruno Le Maire annonce une enveloppe de 30 millions d'euros pour aider
les agriculteurs.
15 septembre
2009 : Face
aux entreprises laitières irresponsables, les producteurs quittent le CRIEL
Auvergne-Limousin.
16 septembre
2009 : La
Section Laitière de la FDSEA et le Groupe Lait JA se sont réunis ainsi que le
Comité Interprofessionnel Laitier Départemental.
18 septembre
2009 : 250
millions d'euros pour aider les producteurs de lait.
18 décembre
2009 :
L'accord du 3 juin 2009 sera respecté par la FNIL et FNCL. On compte donc sur
une évolution à la hausse du prix du lait en
2010.
7 janvier
2010 : La
Section Laitière de la FDSEA et le Groupe Lait JA se sont réunis ainsi que
le Comité Interprofessionnel Laitier
Départemental.
AU NIVEAU DEPARTEMENTAL
Le travail de Section Laitière
Les pistes de travail de la Section
Laitière départementale pour l'avenir sont :
-
S'adapter à un monde laitier nouveau (sans quota). Les
producteurs doivent s'organiser face à la contractualisation.
-
La valorisation de la filière départementale en vue de
conserver une garantie de collecte.
-
Développer une démarche
" Montagne ".
-
Amélioration technique des exploitations.
-
Réflexion à conduire pour que demain, nous soyons
capables de produire tout le lait en Haute-Loire.
-
Le prix du lait, un combat permanent.
-
Se battre pour un nouveau programme d'ACAL
2010/2011.
-
Reconduction du système d'ACAL payant.
-
Défense des AOC régionaux.
-
Se battre pour garantir la collecte.
Les grands dossiers syndicaux
Le bilan de santé de la PAC 2010
Le
travail syndical à payer pour la production laitière, une aide en zone de
Montagne de 20 €/1000 litres plafonnée (
80 000 litres à
100 000 litres, transparence GAEC) est acquise grâce à la
réorientation des aides.
FNPL 2015 : construire un monde
laitier nouveau
Le
projet baptisé " FNPL 2015 " où plusieurs groupes de travail se sont
réunis, autour des thèmes suivants :
-
Rôle et pouvoir des interprofessions nationales et
régionales.
-
Politiques publiques 2008/2015 et post 2015.
-
Organisation des marchés, développement de la
valorisation.
-
Organisation amont des producteurs.
-
Responsabilité sociétale des producteurs.
L'Assemblée
Générale de la FNPL, au Mans en mars 2009, a été l'occasion de faire un
point d'étape important sur les réflexions engagées. Etre acteur dans
l'organisation de la filière pour défendre le revenu des producteurs de lait sur
tout le territoire réserve l'ambition de ces travaux. Les éleveurs laitiers ont
à présent la responsabilité de continuer à travailler à la construction et à la
formalisation de ce projet politique.
Aide exceptionnelle de 51 millions
d'euros : critères d'attribution
L'enveloppe
exceptionnelle de 51 millions d'euros allouée par Bruxelles sera versée de
manière linéaire sur la base du quota détenu au 31 mars 2009 par les producteurs
qui ont subi une baisse du prix moyen du lait en 2009 supérieure ou égale à 10%
comparé au prix du lait 2008. Chaque producteur a été destinataire d'un courrier
recommandé accusé réception l'informant des modalités de mise en œuvre du
dispositif. Les laiteries transmettront par ailleurs les informations concernant
le prix du lait nécessaire aux calculs de l'éligibilité directement à France
Agri Mer. Cette aide devra impérativement être versée avant le 30 juin
2010.
Les grands dossiers départementaux
Redistribution laitière
2009/2010
Pour la
campagne 2009/2010, la commission départementale s'est réunie le 20 octobre et
le 8 décembre 2009, puis la CDOA a validé les propositions d'attribution le 9
décembre 2009.
Pour
cette campagne 2009/2010 :
-
2 967 000 litres de
lait ont été redistribués à 160 JA avec DJA
-
423 000 litres de lait
ont été redistribués à 47 attributaires bonus bâtiment (le bonus bâtiment est
passé de 6 000 litres à 9
000 litres).
-
10 000 litres de lait ont été
redistribués à 5 JA sans DJA.
-
0 litre de lait ont été redistribué
par les entreprises à leurs producteurs, parce que la commission a décidé de
geler 1,4 millions de litres pour que le dossier URCVL soit
bouclé.
Cette
redistribution a permis de remettre 3,4 millions de litres de lait. Les
notifications ont été envoyées fin décembre 2009-début janvier
2010.
Ce
litrage de quota en dur est réalisable pour la campagne 2009/2010. Les ventes
directes ont été également étudiées lors de cette CDOA, pour 36
agriculteurs.
Programme de cessation d'activité
laitière 2009/2010
Pour la
campagne 2009/2010, le programme ACAL traditionnelles a été reconduit. 77
dossiers d'ACAL ont été acceptés en DDT pour environ 7,5 millions de litre
libérables sur la Haute-Loire. Pour la campagne 2009/2010, 72 ACAL
traditionnelles seront financées. Les courriers ont été envoyés par la DDT
mi-janvier pour les ACAL financées par le national.
ACAL professionnelles ou quotas
laitiers payants
Pour la
troisième année, le département de la Haute-Loire a reconduit le dispositif ACAL
professionnelles ou quotas laitiers payants. Les éleveurs laitiers, qui étaient
intéressés, ont rempli l'imprimé spécifique qu'il fallait déposer le 31 octobre
2009 en DDEA. En Haute-Loire, il y a eu 369 dossiers déposés pour 7,6 millions
de litres de lait demandés à l'achat (0,15€/le litre). A la CDOA de janvier
2010, il a été décidé de pas honorer les demandes, et donc de geler les litrages
car tous les litrages de la laiterie URCVL n'étaient pas absorbés. Un courrier
de la DDT a confirmé la décision aux producteurs demandeurs à la mi-février. Ce
gel de 3,4 millions de litres reste en Haute-Loire, et sera peut-être
redistribué mais tout va dépendre de la conjoncture
laitière.
Bilan des transferts fonciers
2008/2009
En
Haute-Loire, 284 dossiers de transferts fonciers ont été validés au cours de la
campagne 2008/2009 et pour 26 600 000 millions de litres de lait qui ont
changé d'affectation.
Bilan de la bourse d'échange
2009/2010
La
bourse d échange 2009/2010 a été reconduite pour la campagne 2009/2010 avec
une équivalence de 1 droit vache allaitante pour 7 000
litres de
lait.
Cette
année, il y a eu 6 offreurs de lait et 4 offreurs de vaches allaitantes. Pour
cette campagne 2009/2010, cette bourse d'échange n'a pas pu se mettre en place
car il y avait trop d'offreurs de lait et très peu d'offreurs de droits vaches
allaitantes.
Le constat
départemental
La
Haute-Loire compte environ 2 300 producteurs de lait pour un quota départemental
de plus de 393 millions de litres de lait dont un quota vente directe pour
environ 7 millions de litres de lait. La Haute-Loire a des entreprises privées
et des coopératives outils indispensables pour les producteurs de
lait.
Le dossier Via Lacta
L'année 2009 aura été marquée par le
dossier Via Lacta, où les responsables professionnels ont œuvré pour que les 154
producteurs obtiennent une issue favorable.
5 mai
2009 : Via Lacta : Sauver la
collecte de lait et l'usine de transformation
Aucun repreneur ne s'étant
manifesté pour reprendre la fromagerie Via Lacta à St Germain Laprade, le
Tribunal de Commerce du Puy-en-Velay a placé cette filiale de l'URCVL en
redressement judiciaire avec une période d'observation de 6 mois. Un mandataire
judiciaire a été nommé, il aura en charge de faire vivre l'entreprise et/ou se
lancer à la recherche d'un repreneur.
7 mai
2009 :
Redressement judiciaire de l'entreprise Via Lacta.
14 mai
2009 : A
l'appel de la FDSEA et des JA, les 154 producteurs Via Lacta se sont réunis pour
créer un collectif de producteurs qui a pour objectif de défendre les intérêts
de tous les producteurs dans le cadre de la procédure
judiciaire.
18 mai
2009 : Les
représentants du collectif des producteurs Via Lacta ont rencontré le mandataire
judiciaire en présence du Préfet et des responsables
syndicaux.
2 juin
2009 : La
FDSEA et les JA ont demandé, par l'intermédiaire de Laurent Wauquiez et du
Préfet, une aide de l'Etat pour les producteurs Via Lacta pour que le lait livré
entre le 11 avril et le 5 mai 2009 soit payé. Un prêt court terme de 6 mois a
été accordé avec la prise en charge des frais financiers par
l'Etat.
8 juin
2009 : Le
Groupe Entremont Alliance a déposé une offre en vue de reprendre l'usine Via
Lacta.
12 juillet
2009 : L'usine
Via Lacta n'est toujours pas fixée sur son sort.
22 juillet
2009 : Le
Tribunal de Commerce du Puy-en-Velay a accepté le projet de reprise présenté par
le Groupe Entremont Alliance. Une issue favorable pour cette délicate
affaire.
19 février
2010 : Les
producteurs de lait Via Lacta, aujourd'hui collectés par l'URCVL, seront payés
dans les semaines à venir.
Fin février
2010 :
Les
producteurs de lait Via-Lacta, aujourd'hui collectés par l'URCVL ont été payés
pour les litrages livrés du 11 avril au 5 mai 2009. Une enveloppe de
353 000 € (185 000 € du Conseil Général, 15 000 € des 3
communautés de Communes, 55 000 € de la Communauté d'Agglomération et
98 000 € de l'URCVL) pour 135 exploitations. Une victoire des instances
professionnelles de la FDSEA, des JA et de la Chambre d'Agriculture.
Conclusion
Le
dossier Via-Lacta, porté par les responsables professionnels aura eu un
dénouement positif. Aujourd'hui, des négociations de grands groupes nationaux
sur la reprise (Entremont Alliance) sont en cours de se finaliser et aura des
retombées sur la Haute-Loire.
Le dossier URCVL
Autre dossier 2009, le dossier
URCVL, où les responsables professionnels de la Haute-Loire et de la région
Rhône-Alpes ont œuvré pour que les 1 600 producteurs obtiennent une issue
favorable.
Octobre
2008 :
L'URCVL
signale aux responsables professionnels de la Haute-Loire que la coopérative est
fragile.
27 janvier
2009 : Les
producteurs de lait de l'URCVL sont invités au Puy en Velay par les responsables
professionnels FDSEA et JA pour expliquer la situation, et la reprise de ce
dossier par les responsables professionnels pour trouver des solutions pour les
800 producteurs et les 129 millions de litres de lait pour la Haute-Loire.
L'URCVL Haute-Loire et la région Rhône-Alpes, c'est 1 600 producteurs pour 290
millions de litres de lait.
Printemps-Eté-Automne
2009 : Les
responsables professionnels de Haute-Loire et la région Rhône-Alpes s'activent
pour que tous les producteurs soient tous collectés et payés.
12 octobre
2009 : Le
démantèlement progressif de l'URCVL est en cours.
30 novembre
2009 : La
collecte de lait URCVL mobilise la profession agricole de la Haute-Loire (FDSEA,
JA et la Chambre d'Agriculture) et l'Administration.
11 décembre 2009 :
une
enveloppe FAC (Fond d'Allègement des Charges) URCVL de 975 450 € a été
obtenue par la FDSEA et les JA. Cette enveloppe permettra la prise en charge des
frais financiers de l'année 2009 de chaque producteur dans la limite de 12€/1000
litres.
14 décembre 2009 :
Une rencontre à l'initiative du préfet de région Rhône-Alpes a réuni toutes les
entreprises. A l'issue de cette rencontre, 80 à 85% des 290 millions de litres
sembleraient être repartis sur une majorité d'entreprises qui ont joué le jeu,
en particulier de petites entreprises. Seulement, 4 entreprises (Bongrain,
Danone, Lactalis et 3A) n'ont pas joué la carte de la
solidarité.
31 décembre 2009 :
La situation n'est pas toujours réglée pour la reprise de la totalité du
litrage, jusque là collecté par l'URCVL, ce qui a déclenché une première action
menée par les JA.
11 janvier
2010 : Les JA
passent à l'action face au refus des trois entreprises laitières dans la reprise
des litrages de l'URCVL. Action à Beauzac puis devant les GMS du
Puy-en-Velay.
16 janvier
2010 : Plus de
100 agriculteurs de la FDSEA et des JA se sont mobilisés dans une dizaine de GMS
de la Haute-Loire pour faire pression sur trois enseignes " déréférencement
et appel au boycott des produits de ces 3 entreprises (Danone, 3A et
Bongrain)".
27 janvier
2010 : Lors de
la conférence de presse organisé dans la Loire, la FRL Rhône-Alpes, la FDSEA 43,
les JA 43, et la Chambre d'Agriculture de la Haute-Loire ont annoncé que la
totalité des litrages avaient trouvé un collecteur.
5 février
2010 : Tous
les volumes de collecte pour l'URCVL sont repris.
10 février
2010 : Une
conférence de presse (FDSEA, JA et Chambre d'Agriculture) a eu lieu au Puy en
Velay. Les responsables professionnels se sont félicités de l'aboutissement du
dossier URCVL. Dès le 1er avril 2010, tous les producteurs de lait
seront collectés par leurs nouvelles entreprises. Toutefois, on peut envisager
quelques incertitudes pour l'avenir sur les litrages repris par
3A.
11 mars
2010 : Le FAC
URCVL a été versé aux producteurs de lait URCVL.
1 600 producteurs
en danger, une solution trouvée.
Comment trouver une nouvelle
solution de collecte à 1 600 producteurs ?
Les difficultés d'écoulement du lait
de l'URCVL suite aux dénonciations de contrats et aux pertes de marchés sur
l'export ont conduit l'entreprise, pour se maintenir en activité, à répercuter
les pertes subies sur le prix d'achat du lait au producteur. C'est une baisse
d'au moins 15% du prix qui était proposé aux producteurs pour cette année !
La rencontre de toutes les
entreprises en contrat avec l'URCVL et de toutes les entreprises présentes en
Rhône-Alpes et Haute-Loire (zone de collecte URCVL) a été nécessaire. La
répartition des volumes en fonction des contrats en cours, des contrats
historiques et des besoins supplémentaires exprimés ont été
étudiés.
L'ensemble des opérateurs ont été
avertis de cette proposition de répartition et pouvait proposer des solutions
alternatives notamment en passant par des échanges de collecte
restructurant.
Sous la présidence du Préfet de
Région Rhône-Alpes et du Préfet de Haute-Loire, une réunion organisait le 14
décembre dernier pour présenter officiellement à tous les acteurs le scénario de
reprise des volumes.
La majorité des acteurs joue le jeu
de la solidarité régionale et accepte les reprises de
volume.
Pour faciliter les reprises, les
producteurs acceptent un gel temporaire de production de plus de 27 millions de
litres de lait. Le marché laitier est donc désengorgé de ces volumes qui ne
seront pas redistribués sur la campagne 2010-2011.
Malgré cet effort significatif de
désengorgement des marchés et suite à une longue période de négociations et de
tractations à tous les niveaux, y compris avec les services du Ministère de
l'Agriculture, les récalcitrants (Bongrain, 3A, Danone) refusaient de proposer
des solutions de reprise des volumes et des producteurs
satisfaisantes.
Une action de déréférencement s'est
déroulée le 16 janvier 2010
Cette action d'envergure a permis de
faire avancer les discussions et les 3 derniers acteurs (Danone, Bongrain et 3A)
ont finalement accepté la reprise des producteurs URCVL. Tout le travail
entrepris par la Fédération Régionale Laitière, la FDSEA 43, les JA 43 et la
Chambre d'Agriculture de la Haute-Loire depuis de long mois ont permis de
sauvegarder la filière laitière régionale et de trouver une solution d'avenir
aux producteurs menacés d'arrêt d'activité.
Bien évidemment, le travail de
cessation de l'URCVL n'est pas terminé et l'entreprise doit maintenant mettre en
place le plan de reclassement de son personnel, vendre ses outils industriels et
céder progressivement la collecte aux nouveaux opérateurs dès que les problèmes
logistiques auront été réglés.
Dans ce dossier aucun arrêt de
collecte et aucun producteur ont été laissés sur le bord du chemin. Ce
démantèlement doit être l'occasion de réfléchir à la revalorisation des
excédents régionaux qui en majorité seront pris en charge par l'URCVL. L'avenir
de la filière et de la production laitière dans nos régions doivent aussi passer
par un important travail de restructuration et d'échange de collecte, pour
optimiser les coûts et conserver la compétitivité de nos
régions.
Répartition des volumes pour les
entreprises
Pour la Haute-Loire : Sodiaal/Comalait, 3A,
Fromagerie du Velay, Bongrain, le GLAC (Volcans d'Auvergne), Thuaire, Carrier,
Gérentes, Laiterie du Vivarais.
Pour Rhône-Alpes : Villefranche, Guilloteau,
Domessin, Ste Colombe, Leyment, Lactalis, Forez-Fourme, Danone,
Sodiaal/Comalait, Laiterie Alpine ; Etoile du Vercors, Laiterie Bernard,
Valcrest, Laiterie de la Besse, St Denis de l'Hôtel,
Biolait.
Conclusion
Tous les responsables professionnels
(Haute-Loire et Rhône-Alpes) qui se sont impliqués sur ce dossier URCVL, ont
mené une bataille acharnée depuis de longs mois. Ils sont fiers du résultat
obtenu. Toutefois, ils restent quelques incertitudes sur le groupe Bongrain et
la coopérative 3A. Maintenant, il faut trouver les solutions. Les responsables
professionnels remercient la pression politique sur ce dossier. Face à l'avenir
de la collecte laitière en Haute-Loire, les responsables professionnels prônent
la prudence. Pour cela, il va falloir " intéresser les laiteries et éviter
leur désengagement dans nos zones " et ceci va passer par une
différenciation du lait montagne, l'intérêt de la contractualisation et l'idée
d'une aide financière à la collecte pour les zones les plus difficiles d'accès.
Maintenant, aux producteurs laitiers de s'organiser pour préparer
l'après-quota ?